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Clementine Autain

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Photos : Clementine Autain


Clémentine Autain est une femme politique et une féministe, née le 26 mai 1973 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine. Elle est également codirectrice du mensuel Regards avec Roger Martelli et a été cosecrétaire de la Fondation Copernic.
Elle fut conseillère de Paris (apparentée PCF) à la maire de Paris, chargée de la jeunesse, de 2001 à 2008 et membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris.

État civil
Clémentine Autain est la fille de la comédienne Dominique Laffin et du chanteur Yvan Dautin.
Son oncle paternel François Autain est sénateur du Parti de gauche de Loire-Atlantique, ancien député-maire de Bouguenais et ancien secrétaire d'État chargé des Immigrés, puis de la Défense sous la présidence de François Mitterrand. Son grand-père, André Laffin, vétéran de la Guerre d'Indochine, a brièvement été élu de droite (UNR) dans l'Yonne.

Enfance et jeunesse
À l'âge de 10 ans, Clémentine Autain voulait être chanteuse comme son père, Yvan Dautin. Au sein de la comédie musicale Abbacadabra, elle reprenait des chansons du groupe Abba sur les plateaux de télévision. Elle enchaîna disques, concerts et un feuilleton. Parallèlement, elle baignait aussi dans la politique grâce aux relations de ses parents avec Jack Ralite et Alain Krivine. Son père est alors un militant mi-anarchiste, mi-LCR.
En 1985, elle n'a que 12 ans lorsque sa mère, Dominique Laffin, se suicide.
À dix-sept ans, elle quitte le domicile familial puis, le baccalauréat en poche, s'engage dans des études supérieures en histoire. Clémentine Autain est titulaire d'une maîtrise d'histoire consacrée à l'Algérie coloniale et d'un DEA intitulé « Mouvement social, féminisme et législation à travers l'exemple du corps des femmes (1967-1982) » sur le MLF.

Le militantisme
Dans une biographie, elle dévoile avoir été violée à 23 ans sous la menace d'une arme blanche aux abords de l'Université de Paris VIII. Elle dévoile ce drame en pleine pré-campagne présidentielle comme « une manière de porter la question des violences dans le débat ». Au sujet de ce livre, elle déclare notamment : « Je ne livre pas de confidences sur ce que j’ai ressenti, je n’ai pas envie de m’étaler sur les conséquences de ce viol dans ma vie privée. […] Cette part de l’intime m’appartient, elle restera à moi. […] Mais en parler, c’est être fidèle à mon engagement. Car se taire, c’est faire le jeu des violeurs. […] Mon exemple révèle à quel point le viol reste un sujet tabou. Mon violeur était multirécidiviste, il a avoué entre vingt et trente viols, mais seules trois plaintes ont été déposées. Le viol reste un phénomène d’une ampleur et d’une gravité considérables, largement passé sous silence. »
Ce viol a marqué, pour elle, le fondement de son engagement féministe. Elle milite alors à l'Union des étudiants communistes. Elle se rapproche du Collectif contre le viol et s'implique dans le mouvement féministe. Elle fera du MLF le sujet de mémoire de son DEA d'histoire. En 1997, elle décide de créer un nouveau mouvement féministe, appelé Mix-Cité, dont elle devient coprésidente. L'association se fait connaître en protestant contre l'utilisation de mannequins vivants dans les vitrines des Galeries Lafayette.
En 1997, elle participe aux élections législatives en tant que suppléante d'Anny Poursinoff, candidate des Verts contre Christine Boutin (UMP). Elle travaille ensuite comme collaboratrice parlementaire par Georges Mazars, sénateur du Tarn. Elle devient ensuite collaboratrice de Cécile Silhouette, conseillère de Paris, élue d'Ensemble pour une gauche alternative et écologiste. Selon Le Monde, elle aurait également été proche de la Gauche socialiste, tendance Jean-Luc Mélenchon.

Carrière politique
En 2001, le Parti communiste lui propose de prendre la tête de liste dans le XVIIe arrondissement contre Françoise de Panafieu, qu'elle décrit comme une « grande bourge » d'un « mépris de classe effroyable ». Battue (35 % des voix), elle est nommée par le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë, adjointe chargée de la jeunesse.
En tant que représentante de la mairie de Paris, elle se rend en 2001 aux Universités d’été euroméditerranéennes des homosexualités, où elle s'inquiète d'une possible discrimination envers les militants bisexuels dans le monde associatif homosexuel : la « biphobie ».
Elle prend, en 2003, la défense des lesbiennes contre les tendances « phallocratiques » de certains gays des milieux associatifs. Elle dénonce le risque que le centre d'archives gay-lesbiennes de la mairie de Paris puisse négliger l'« identité lesbienne ».
En 2005, elle est signataire de l'Appel des indigènes de la République, avant de finalement retirer sa signature quand Tariq Ramadan y ajoute la sienne. Elle participe à cette époque aux événements organisés par le Conseil représentatif des associations noires de France, le CRAN.
Au sein des collectifs du 29 mai, elle fait campagne contre le Traité constitutionnel européen lors du référendum français.
Très présente sur les plateaux de télévision, Clémentine Autain apparait en 2006 comme une candidate possible pour une union de la gauche antilibérale. Elle se déclare prête à être candidate à l'élection présidentielle de 2007 lors de la réunion du collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes où étaient présents nombre de collectifs locaux, le 10 septembre 2006, estimant qu'elle répondait à l'exigence d'une partie des militants de ne représenter aucun parti, ce qui la rendait mieux placée que Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Patrick Braouezec, Yves Salesse ou encore José Bové « pour faire la synthèse » des sensibilités.
Elle participe à la Fondation Copernic, un club de réflexion de la gauche radicale et à différentes initiatives à gauche : le RAP avec Jacques Kergoat, SELS (Sensibilité écologiste libertaire et radicalement sociale-démocrate) ou l'expérience « de Ramulaud ». Elle écrit dans L'Humanité. Elle contribue à créer, fin 2008 – début 2009, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), mouvement politique dont l'objectif est de « fédérer toutes les forces de transformation et de dépassement du capitalisme » et dont elle est une des porte-parole.